Faut-il tout plaquer pour être heureuse ?

 

Il y a quelque temps, j’ai été contactée par une jeune femme dont l’histoire m’a beaucoup touchée.

Marie (nous l’appellerons comme cela) exerce un métier qu’elle n’aime pas et s’ennuie profondément dans une vie qu’elle trouve dénuée de sens.

Plus le temps passe et plus elle a l’impression de ne pas se trouver au « bon endroit », là où devrait être sa place. La petite flamme qui brûlait en elle s’est éteinte depuis bien (trop) longtemps et elle sait maintenant que seul un nouveau départ pourrait la raviver.

Bien sûr, elle n’a aucune idée de ce qu’elle pourrait faire ni d’où elle voudrait aller : la seule chose dont elle est certaine, c’est que sa situation est devenue trop pénible et qu’elle ne veut plus de tout cela.

Elle n’a plus envie de faire semblant et se sent prête à tout – ou presque – pour se sentir enfin exister, y compris à tout quitter sur un coup de tête.

Voilà l’histoire de Marie, qui un beau matin m’a posé une question que beaucoup de femmes avant elle se sont probablement déjà posées : « Que dois-je faire ? Arrêter maintenant ou continuer tout en sachant que cela ne me correspond guère ? ».

Ou en d’autres termes « Dois-je tout plaquer pour être heureuse ? ».

Question épineuse, n’est-ce pas ? Mais très intéressante, car elle m’a permis de réfléchir sur ma propre histoire.

 

Quelques années en arrière, j’aurais répondu un grand « oui » sans hésiter.

Honnêtement même si ma vie n’était pas aussi « creuse » que je le pensais à l’époque, je m’ennuyais fermement.

J’avais l’impression de me forcer à rentrer dans un moule pour faire ce que l’on attendait de moi, sans avoir de vrai(s) but(s).

Mes journées s’enchaînaient telle une mécanique parfaitement réglée – métro, boulot, dodo. Seules quelques activités le week-end venaient apporter un peu de fantaisie à mes semaines, me permettant de retrouver cette part d’insouciance qui me manquait tant le reste du temps.

Et puis chaque dimanche soir, je retrouvais – la boule au ventre – le costume trop grand pour moi que j’allais porter jusqu’au samedi suivant : celui des habitudes insignifiantes.

Autant vous dire qu’à cette époque, j’ai eu envie de tout plaquer et plus d’une fois.

Seulement, j’étais trop trouillarde pour le faire et assumer ce choix.

 

Si j’avais eu une baguette magique…

Pourtant, croyez-moi : si j’avais pu faire disparaître toutes mes peurs d’un coup de baguette magique, je me serais lancée.

Sans savoir pourquoi ni où aller c’est vrai, mais une chose était sûre : j’aurais fermé les yeux et sauté dans le grand bain, juste pour fuir cette existence infiniment éloignée de qui j’étais vraiment.

Et si Marie m’avait posé la question à cette époque, je lui aurais conseillé de partir sans jamais se retourner sur ce qu’elle avait laissé derrière elle. Après tout, ce qui comptait le plus était d’abandonner ce dont on ne voulait plus, non ?

Vous vous en doutez, avant de recevoir son message je n’ai jamais fait la connaissance de Marie, et je n’ai pas non plus découvert la baguette magique qui faisait disparaître les peurs.

Au lieu de cela, j’ai continué à serrer les dents et à me lever chaque matin… jusqu’au jour où j’ai appris que je partais vivre à l’étranger pour suivre mon cher et tendre.

 

Le jour où j’ai tout plaqué (ou pas)

Je sais ce que vous allez penser. Vous allez vous dire « Ah voilà, finalement elle a tout plaqué ! ».

Et bien non, enfin pas vraiment puisque je savais parfaitement ce qui m’attendait, mon départ ayant soigneusement été planifié.

Je ne l’ai donc pas vécu comme un saut dans l’inconnu, sur le moment du moins.

Parce qu’au milieu de cette organisation bien rodée, je me suis retrouvée avec beaucoup (beaucoup) de temps pour réfléchir, ce qui m’a permis de réaliser quelque chose d’important : ce n’était pas parce que j’avais laissé tout ce « bordel » derrière moi que les choses allaient s’arranger.

J’avais beau avoir tout pour être heureuse (un mari adorable, un cadre de vie idyllique, des copines adorables…), je n’arrivais toujours pas à sentir la petite flamme brûler en moi.

J’ai navigué ainsi en eaux troubles pendant un certain temps, n’arrivant pas à trouver du sens à mes journées et à me demander pourquoi.

Jusqu’au jour où je suis devenue mère et où j’ai compris que le changement que j’attendais ne dépendait pas de mon environnement – c’est-à-dire de l’extérieur – mais du regard que je portais sur ma vie.

⇒ Vous aimeriez peut-être également savoir pourquoi l’équilibre de vie parfait n’existe pas (et c’est tant mieux)

 

Le jour où je me suis réveillée

Parce que vous voyez, cet évènement majeur a agi comme un véritable tremblement de terre : du jour au lendemain, je me suis mise à regarder ma vie avec un regard neuf, un peu comme si j’avais dormi pendant des années et que je venais de me réveiller d’une très longue nuit.

En ouvrant mes yeux, je me suis rendu compte que j’étais la seule responsable de ce que je vivais et qu’il ne tenait qu’à moi de reprendre les rênes de ma vie.

Je pouvais continuer à passer mon temps à me lamenter parce que l’herbe était (probablement) plus verte ailleurs ou alors je pouvais choisir de profiter de tous ces instants qui se déroulaient sous mes yeux.

Et c’est ce que j’ai fait. Pour commencer, j’ai décidé d’entamer un travail thérapeutique qui m’a amené à me confronter à cette partie de moi restée dans le passé et à faire la paix avec ce que je ressentais, pour pouvoir avancer.

Ensuite, je me suis (un peu) forcée à prêter une attention sincère à tout ce que j’avais de bien dans ma vie, et vous savez quoi ? Très vite, je ne me suis plus forcée.

En fait, ma vie était super chouette telle qu’elle était. C’est juste qu’avant, je ne voyais que ce qui n’allait pas et pas ce qui allait très bien.

Alors bien sûr, tout cela n’aurait pas eu le même impact positif si je ne m’étais pas fixée des challenges personnels qui me permettent d’avancer et d’évoluer.

Le plus grand de tous aura été de choisir la voie professionnelle qui est aujourd’hui la mienne sans savoir qu’elle me correspondrait autant, et surtout qu’elle me rendrait aussi heureuse.

 

En conclusion

Lorsque j’ai répondu à Marie, je ne lui ai pas conseillé de tout plaquer pour être heureuse.

Je lui ai dit que je croyais qu’elle avait en elle tout ce dont elle avait besoin pour profiter de sa vie telle qu’elle était, à condition bien sûr de réaliser les ajustements nécessaires qui lui permettraient de retrouver son équilibre.

Alors c’est vrai : il y aura peut-être des jours un peu plus gris que d’autres, où elle se demandera à quoi aurait ressemblé sa vie si elle avait emprunté un autre chemin.

Mais en ouvrant ses yeux sur la beauté de ce qu’elle possède déjà, elle se rendra compte qu’il n’y a finalement pas de meilleure place au monde que celle où on se sent bien.

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2018-10-31T17:43:47+00:00By |Prendre sa place|

About the Author:

Bonjour, je suis Julia Mouftiez ! Je suis coach en épanouissement personnel certifiée par l'École Française de Sophrothérapie et la Fondatrice de Sens O'karé. J’aide les femmes à retrouver un équilibre entre les différents domaines de leur(s) vie(s) et s'épanouir sereinement au quotidien. C'est pour elles que j'ai créé des programmes pour revenir à ce qui leur est essentiel, reprendre confiance en elles, retrouver une harmonie intérieure et s'autoriser à vivre pleinement leur vie. Par ailleurs, je suis maman de deux garçons, blogueuse et passionnée par le développement personnel.

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