Portrait de Floriane Damien, Fondatrice de Skytea

 

Quand on veut vraiment faire quelque chose, on cherche et on finit par trouver des solutions.

Ne vous fiez pas aux apparences : malgré son âge – Floriane a 26 ans – cette jeune entrepreneure possède déjà un solide bagage professionnel.

Elle a d’ailleurs choisi de mettre son expérience au service de personnes au profil atypique (comme le sien) qui se retrouvent bien trop souvent confrontées aux aprioris des recruteurs face à leur âge ou à leur parcours professionnel.

Portrait d’une femme très humaine qui milite pour faire changer les mentalités des entreprises vis-à-vis de celles et ceux qu’elles ont tendance à laisser de côté.

 

Bonjour Floriane. Peux-tu nous parler un peu de toi ?

Malgré mon jeune âge – J’ai 26 ans – j’ai déjà une carrière bien remplie, que je décrirais comme atypique.

En effet, j’ai eu l’occasion de travailler pour de grandes entreprises (telles que Google) ainsi que de plus petites, mais également comme bénévole pour une startup.

Depuis toute petite, j’ai toujours ressenti le désir de créer ma propre société afin de pouvoir être indépendante. Alors quand l’occasion s’est présentée, j’ai sauté dessus !

J’ai d’abord eu le projet de rééduquer les autistes par le cheval et je suis partie au Mexique pour voir comment fonctionnait un ranch en autosuffisance.

Rapidement, j’ai constaté que ce mode de travail demandait un investissement de temps trop important – il faut s’occuper des animaux en permanence – qui ne me laisserait pas la liberté dont j’avais besoin.

J’ai donc finalement abandonné cette idée et je suis revenue en France où je suis restée quelques temps sans projet, ce qui a été très dur à vivre.

Puis j’ai trouvé un travail comme bénévole dans une start-up qui organisait des séminaires pour les adolescents (un peu comme une colonie de vacances) afin de les aider à trouver ce qu’ils voulaient faire de leur vie.

Cette expérience a été très enrichissante car j’y ai découvert l’approche neurocognitive et comportementale.

Puis je suis rentrée dans un cabinet de recrutement, mais les méthodes de travail qui y étaient appliquées ne m’ont pas convenues.

Je suis donc partie pour fonder ma société : Skytea.

J’ai choisi ce nom qui est la contraction de « Skype » – car je me sers de ce mode de communication pour mes consultations – et de « Tea time » pour le côté convivial et décontracté que l’on n’a pas dans un cabinet de recrutement.

À la même époque, j’ai déménagé pour suivre mon ami : beaucoup de changements se sont donc produits simultanément dans ma vie.

Au début, je faisais juste de la refonte de CV, ce qui était très classique.

Puis j’ai évolué vers des offres spécialisées dans les profils atypiques – vu que j’en suis un moi-même ! – et les plus de 45 ans avec qui je prends beaucoup de plaisir à travailler.

Grâce à mon expérience de chargée de recrutement, je savais que ces derniers étaient trop souvent mis de côté à cause de leur âge, soit parce que les sociétés s’imaginaient qu’ils allaient demander un salaire énorme ou parce qu’ils étaient incompétents.

Je voulais donc vraiment travailler avec cette population, qui présente la double difficulté de faire changer la mentalité du candidat – qui veut arrêter ses recherches car selon lui l’issue est perdue d’avance – mais aussi de l’entreprise qui ne veut pas d’un candidat qui n’a pas de CV  » parfait « .

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As-tu déjà été confrontée à des obstacles au cours de ta vie ? Comment les as-tu surmontés ?

Dans mon travail, l’essentiel pour moi est d’aider les gens. Malheureusement, notre société actuelle à tendance à vivre dans la compétition, au détriment de l’être humain.

Cela me pose beaucoup de soucis, notamment dans le cadre de plans de licenciements.

En effet, la plupart des sociétés font passer leurs anciens employés par d’innombrables structures, notamment des cabinets trop formalisés où on leur demande d’aller chercher un emploi sans prendre en compte l’aspect psychologique…

Cette expérience peut s’avérer traumatisante pour les personnes concernées et générer un blocage psychologique fort.

Mon travail est donc de les aider à optimiser leur temps et de les orienter très rapidement vers des coachs qui les aideront à dépasser leurs blocages afin de mener des actions fortes pour leur recherche d’emploi.

Cela a été aussi difficile pour moi de trouver un emploi et d’expliquer aux recruteurs que le fait de ne pas être une compétitrice ne m’empêchait pas de faire correctement mon travail !

J’ai d’ailleurs eu de très bons résultats, mais sur du long terme.

J’ai mis du temps à accepter le fait que les entreprises puissent avoir une vision aussi étriquée sur les profils atypiques, mais j’ai appris à voir cet obstacle comme un élément moteur dans ma vie, qui est l’essence de mon travail.

Aujourd’hui je sais que la compétition est une ressource, et elle doit le rester. Elle ne doit pas devenir une obligation, et ceux qui n’en ont pas l’esprit ne devraient pas se forcer.

 

Avec le recul, aurais-tu fait les choses différemment ?

Lorsque j’ai lancé Skytea, j’ai fait appel à un professionnel pour réaliser mon site internet car je pensais que j’en étais incapable.

Au final, j’ai choisi de créer moi-même mon site, et je me sens plus en ligne avec celui-ci.

Avec du recul, je crois que mon erreur a été de douter de mes capacités et de ne pas essayer, même quand tout le monde me disait que c’était trop compliqué pour moi.

Quand on veut vraiment faire quelque chose, on cherche et on finit par trouver des solutions.

 

Décris-moi ta plus grande réussite ?

Je dirais que toutes mes réussites ont compté, comme tous mes échecs ont compté aussi.

Tout ce que je sais c’est que la chose dont je suis la plus fière, c’est de me lever le matin avec le sourire car je pense que ce n’est malheureusement pas donné à beaucoup de gens…

Quel que soit le métier que l’on fait, on se sentira toujours bien si on croit à ce que l’on fait et si on sait que c’est notre vocation.

À côté de cela, il faut bien entendu garder un équilibre en passant du temps avec des gens que l’on aime. De cette manière, on est plus apte à surmonter les difficultés de la vie.

C’est la clé de la réussite.

 

Selon toi, quelles sont tes principales ressources et comment t’aident-elles au quotidien ?

D’une part, j’ai compris ce que j’aimais et de qui me faisait du bien c’est-à-dire la nature, le fait d’aider les gens que je ne connais pas particulièrement et l’organisation.

Chez moi, le fait d’optimiser mon rangement et de chercher des moyens pour que les choses aillent plus vite me ressource et m’apporte énormément.

À côté de ça, je pense que ma principale ressource est l’authenticité. J’ai toujours été honnête dès le départ dans toutes les sociétés dans lesquelles j’ai travaillé sur ma manière de procéder ou sur mes projets personnels.

Bien sûr cela a amené des tensions, mais je crois qu’elles étaient nécessaires pour pouvoir partir sur de bonnes bases et aller de l’avant.

Être authentique m’aide à faire des choix et à rester moi-même sans avoir à me soumettre coûte que coûte.

Je sais que je ne le fais pas parfaitement, mais j’y travaille tous les jours.

Le fait de ne pas avoir eu d’argent a également été une ressource. Cela a transformé mes rapports avec les autres et cela m’a appris à chercher d’autres moyens d’obtenir des choses, comme l’économie partagée.

Je pense que si j’avais eu plus d’argent, je serais passée à côté de beaucoup de rapports humains. En manquer a donc été une force.

 

Quels sont tes projets pour les mois et les années à venir ? Comment comptes-tu les mettre en œuvre ?

Mon premier objectif est de poursuivre le développement de Skytea et de trouver davantage de clients.

Aujourd’hui quand je fais 9 suivis, j’en offre un à une personne en situation d’urgence, j’ai donc besoin de rendement pour pouvoir tenir mes engagements…

L’aspect solidaire compte beaucoup pour moi, cela ne m’intéresse pas de faire de l’argent pour faire de l’argent.

Mon deuxième objectif est de faire changer les mentalités du côté des entreprises.

Pour cela, j’organise un événement fin octobre avec une partenaire qui édite un magazine afin de promouvoir les profils atypiques et faciliter leur insertion dans un certain nombre de sociétés.

À plus long terme, je souhaiterais pouvoir leur proposer des candidatures de personnes ayant ces profils.

 

Pour finir quel conseil donnerais-tu à une personne qui aimerait changer de vie, se réaliser ?

Il ne faut pas avoir peur d’être soi-même, même quand tout le monde dit le contraire. Parce qu’on peut faire de très belles choses.

Retrouvez Floriane sur la page Facebook de Skytea.

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2018-10-31T14:53:35+00:00By |Femmes inspirantes|

About the Author:

Bonjour, je suis Julia Mouftiez ! Je suis coach en épanouissement personnel certifiée par l'École Française de Sophrothérapie et la Fondatrice de Sens O'karé. J’aide les femmes à retrouver un équilibre entre les différents domaines de leur(s) vie(s) et s'épanouir sereinement au quotidien. C'est pour elles que j'ai créé des programmes pour revenir à ce qui leur est essentiel, reprendre confiance en elles, retrouver une harmonie intérieure et s'autoriser à vivre pleinement leur vie. Par ailleurs, je suis maman de deux garçons, blogueuse et passionnée par le développement personnel.

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