Pourquoi l’équilibre de vie parfait n’existe pas (et c’est tant mieux)

 

L’autre jour, alors que je rentrais de l’école avec mes enfants, je n’ai pas pu m’empêcher d’entendre une femme discuter au téléphone devant moi.

Alors qu’elle énumérait la quantité de tâches qui l’attendaient à la maison après sa journée de travail, elle a fini par lâcher cette phrase : « Je me demande comment font les femmes qui gèrent leur vie à la perfection ».

A ce moment-là, j’ai eu envie de la retenir par la manche pour lui dire que non, aucune femme ne gérait sa vie comme un chef dirige son orchestre.

Qu’en apparence peut-être, certaines d’entre elles montraient l’image de wonder women qui s’occupaient les doigts dans le nez de leur carrière, leur famille et des tâches ménagères, tout en étant tirées à 4 épingles.

Bon d’accord, il s’agit ici d’un portait un peu excessif mais l’idée est là : l’équilibre parfait n’existe pas.

Aucune femme ne peut tout gérer convenablement dans sa vie en même temps, pour la bonne raison qu’elle n’a que deux bras, deux jambes, une tête et un seul cœur (ça, c’est mon côté « poétesse » qui ressort).

Bref, tout cela pour dire que, malgré mon envie d’arrêter cette femme dans la rue, je ne l’ai pas fait. Après tout, qui étais-je pour lui dire tout cela ? Et surtout, qui étais-je pour lui imposer mon point de vue, si ce n’était pas sa manière de voir les choses ?

Alors, j’ai continué mon chemin avec cette envie en tête de partager tout cela dans un article où je pourrais expliquer pourquoi, selon moi, on ne peut pas être partout à la fois et que c’était très bien comme cela.

Et c’est ce que nous allons faire maintenant, si vous le voulez bien, en démontant ensemble le mythe de l’équilibre de vie parfait.

 

Si j’avais une baguette magique

Il y a quelques années, je ne me sentais pas épanouie dans ma vie. Je ne dirais pas que j’étais malheureuse, mais j’avais l’impression de ne jamais faire assez bien.

A cette époque-là, je vivais en expatriation et j’étais entourée de femmes qui semblaient toutes avoir des superpouvoirs : elles étaient capables de s’occuper des tâches ménagères et de leurs enfants, tout en ayant une activité à côté et une vie sociale active.

Et je vous jure que certaines d’entre elles avaient même le temps de se faire les ongles.

⇒ Vous aimeriez peut-être également savoir comment combiner perso et pro dans vos vies de femme

 

Alors que moi, eh bien… Je jonglais péniblement entre l’éducation de mon fils (Dieu merci, je n’en avais qu’un à l’époque), les tâches ménagères, mes études et, quand la pile de linge ne débordait pas trop, un café de temps en temps avec mes copines.

Il était évident que si je n’arrivais pas à tout mener de front comme elles le faisaient, c’était parce que j’étais « nulle », que je ne m’y prenais pas comme il fallait.

Alors j’ai essayé d’aller plus vite, d’être plus efficace… Un peu comme un robot quoi. Et j’avoue, ça a un peu marché : ma maison était propre, les repas faits, j’organisais plus de sorties… Bref, j’avais presque rejoint le club des wonder women.

Sauf que dans l’histoire, il y a un truc que l’on ne m’avait pas expliqué : c’est qu’à force de m’occuper de tout et de tout le monde, je n’arrivais plus à passer du temps de qualité avec mes proches.

Et surtout, que je n’avais plus du tout de temps pour moi.

Autant vous dire que cela m’a encore plus miné le moral. Décidément, je n’arriverais jamais à gérer ma vie comme les autres !

En plus, je me sentais encore plus mal qu’avant, vide comme une coquille.

Mais mince, comment faisaient toutes ces femmes pour conserver un équilibre aussi parfait dans leur vie ? Est-ce qu’elles avaient une baguette magique ou un truc comme ça ?

Bref, j’étais persuadée que je ne réussirais jamais à rentrer dans le moule.

Jusqu’à ce que la vérité m’éclate en pleine figure, un beau matin de septembre.

 

La vérité sur les Wonder women

Je me souviendrais toujours de ce moment où une des wonder women s’est confiée à moi pour me parler de la face cachée de sa vie dorée.

Il s’avérait que, malgré ce que je pensais, cette femme-là était malheureuse. Elle s’ennuyait terriblement dans sa vie bien rangée, où il restait finalement peu de place pour son propre bien-être.

Honnêtement, ça a été un véritable choc pour moi… mais très positif en fait. Car cela m’a permis de réaliser deux choses très importantes.

La première, c’est qu’il ne faut jamais se fier aux apparences car elles sont trompeuses. On peut montrer ce que l’on veut à tout le monde, faire croire que tout va mieux dans le meilleur des mondes sans que ce soit vrai…

Cette femme dont je vous parle, tout le monde pensait que sa vie était parfaite. Parce que ses enfants étaient bien éduqués, qu’elle gérait grave en cuisine, qu’elle était toujours super bien habillée et qu’en plus, elle connaissait plein de monde.

Alors qu’en réalité, c’était du flan : sa vie était loin d’être conforme à ses attentes. Elle montrait ce qu’elle voulait bien montrer, à savoir une vie bien organisée et captivante, pour cacher le vide qui se trouvait derrière tout cela.

Donc moralité numéro 1 : la perfection n’existe pas. Et c’est probablement parce que les choses ne sont pas parfaites que la vie est intéressante à vivre (mais ça, encore faut-il s’en rendre compte).

La deuxième prise de conscience que j’aie eue ce jour-là c’est que si les apparences sont trompeuses, elles sont surtout fortement conditionnées par notre manière de voir les choses.

Je veux dire par là que toutes ces femmes que je percevais comme exceptionnelles avaient des talents c’est certain : la cuisine, l’éducation de leurs enfants, les relations sociales…

Mais justement, ce n’était que ma perception de la réalité.

Comme elles étaient douées dans un domaine, mon cerveau analysait la situation comme « elles gèrent grave dans tous les domaines ».

Vous voyez le raccourci ? Je manquais tellement de confiance en moi que je prenais un détail pour une généralité.

Alors qu’en fait, elles n’étaient pas spécialement mieux que moi.

Moralité numéro 2 : non, le mythe de l’équilibre de vie parfait n’existait pas. Personne ne peut gérer de front tous les domaines de sa vie, au risque de délaisser ce qui est important et de s’oublier.

Autant vous dire qu’un énorme poids s’est envolé le jour où j’ai compris tout cela.

 

Ma vie est un joyeux bazar

Aujourd’hui, je ne cherche plus à ce que tout soit parfait. Juste à faire de mon mieux : ni plus, ni moins.

J’ai compris qu’il était important de prendre le temps pour ce qui était important, et de délaisser autant que possible ce qui ne l’était pas.

Et vous savez ce qui m’a aidé à réaliser tout cela ? Regarder les choses sous un autre angle et me questionner sur la raison pour laquelle je voulais faire toujours mieux et plus vite.

Alors qu’il est tellement plus simple de prendre les choses comme elles viennent et surtout de faire ce que l’on aime…

Au final, ma vie est un joli bazar où les enfants n’écoutent pas toujours ce que je leur demande, où le linge déborde souvent du panier et où les sorties ont tendance à être planifiées au dernier moment…

Laisser de la place à l’imprévu et à la spontanéité, c’est aussi laisser de la place à la vie.

Et la mienne vous voyez, je n’ai définitivement plus envie qu’elle soit gérée à la perfection.

Vous traversez un changement ou une phase de transition dans votre vie ?
Vous avez le sentiment de passer à côté de ce qui est vraiment important pour vous, sans comprendre ce qui vous manque ? De stagner dans votre vie et de ne plus savoir qui vous êtes vraiment ?
Échangeons lors d’une séance découverte, demandez votre rendez-vous gratuit en CLIQUANT ICI.

2018-10-31T17:59:56+00:00By |Prendre sa place|

About the Author:

Bonjour, je suis Julia Mouftiez ! Je suis coach en épanouissement personnel certifiée par l'École Française de Sophrothérapie et la Fondatrice de Sens O'karé. J’aide les femmes à retrouver un équilibre entre les différents domaines de leur(s) vie(s) et s'épanouir sereinement au quotidien. C'est pour elles que j'ai créé des programmes pour revenir à ce qui leur est essentiel, reprendre confiance en elles, retrouver une harmonie intérieure et s'autoriser à vivre pleinement leur vie. Par ailleurs, je suis maman de deux garçons, blogueuse et passionnée par le développement personnel.

Leave A Comment