Pourquoi je n’ai pas tout le temps confiance en moi ? par Stéphanie Vautrin

 

Quand on regarde sa vie en arrière, on note qu’il y a eu des périodes où on était au top de nous-mêmes.

On se sentait bien dans notre peau, on avait plein d’amis et tous nos plans se passait comme sur des roulettes… Et puis d’autres où c’était moins glamour : rupture amoureuse, licenciement, isolement, kilos en trop et mauvaise décision sont venus entamer l’éblouissante confiance en soi qui nous a un jour habité.

Laissez-moi partager avec vous des moments de ma vie plutôt haut et carrément bas. Et ensuite vous expliquer pourquoi on n’a pas une confiance en soi toujours au même niveau. Enfin – et surtout – comment faire face à ces passages à vide.

 

Les variations de la confiance en soi

Je suis maman depuis 4 jours.

Et aujourd’hui, c’est la fameuse montée de lait et le tourbillon d’hormones qui l’accompagne.

Je galère comme il faut avec la mise en route de l’allaitement. J’ai déjà des crevasses dignes du grand canyon, et je fonds en larmes comme une madeleine à la moindre occasion.

Bref, l’euphorie des premiers jours s’est envolée. La réalité frappe à la porte. Je suis perdue et fatiguée. J’ai besoin de réconfort. J’appelle ma grand-mère.

Au bout de 5 secondes… je pleure. Elle essaye de me raisonner, de manière assez maladroite et ce n’est pas ce dont j’ai besoin sur le moment. Elle a tellement l’habitude de me voir forte… Avec le recul, je me dis qu’elle a dû paniquer. Donc elle me dit qu’il faut que je me ressaisisse, que je suis mère de famille maintenant et que j’ai des responsabilités.

Douche froide. Je raccroche et je pleure encore plus.

Sur le moment, je pense : je suis seule au monde. Si je n’arrive pas à nourrir mon enfant, c’est que je suis une mauvaise mère. Comment je vais faire quand je vais reprendre le travail ? Tout ça, tout ça, tout ça.

Niveau de confiance en moi = en dessous du niveau de la mer.

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Quelques mois plus tard, je recommence à travailler.

D’un commun accord avec mon compagnon, nous avons décidé de garder notre fils à la maison la première année.

J’opère mon activité de coach par Skype la plupart du temps, le papa vend des formations de prof de yoga par internet et mes beaux-parents sont à côté : donc même si je sais que je vais avoir moins de temps qu’avant pour travailler, c’est faisable.

Problème : je me vois retourner vers mes mauvaises habitudes direct, me mettre à fond sur un projet, sans être capable de lâcher-prise avec une grosse boule au ventre pour me tenir compagnie.

Sauf que vient s’ajouter un sentiment nouveau : la culpabilité ! Le temps que je passe à bosser, je culpabilise de ne pas m’occuper de mon fils. Et le temps que je passe avec mon fils, je m’inquiète du fait que je n’avance pas sur mes projets.

Bref, les premiers temps, c’est l’enfer. Avec en cerise sur le gâteau qui sent pas très bon, la peur du manque de ne pas être capable de générer assez d’argent pour pouvoir éduquer mon enfant.

Niveau de confiance en moi = en dessous du dessous du niveau de la mer.

 

Ma chance, c’est que je sortais de 4 mois de « retraite ».

Je ne peux décemment pas utiliser le mot « repos », les jeunes mamans et papas comprendront ;). Pendant cette période, j’ai pris la décision de faire une vraie coupure avec mon projet, et grand bien m’en a pris.

Du coup, dès que j’ai senti les tensions dans mon corps et vu les monologues mentaux réapparaître, je me suis dit : « STOP, ça ne peut plus durer ». Aucune envie de reproduire les mêmes schémas qu’avant.

J’ai donc décidé de me faire coacher pour me libérer de mes blessures émotionnelles. Bien sûr, elles sont toujours là mais elles ne dictent plus mon comportement. Et j’ai vu des miracles apparaître.

On m’a proposé de participer à 2 projets autour des ados et de l’impro. Je me suis repositionnée dans mon activité pour être parfaitement alignée avec ce que j’ai envie de transmettre. J’ai eu des nouveaux clients. J’ai fait mon premier webinaire.

Et surtout, ma culpabilité s’est envolée. Je me régale de chaque instant passé avec mon fils. Et je suis beaucoup plus efficace dans mon travail tout en travaillant moins qu’avant. Avec des intentions claires, tout est plus facile.

Niveau de confiance en moi : le Mont-Blanc.

 

La confiance en soi dans le lâcher-prise

La confiance en soi dicte votre capacité à passer à l’action : plus elle est basse et plus vous doutez. Mais cette confiance en soi s’exprime aussi dans votre capacité à lâcher-prise.

La possessivité, la jalousie et le besoin de perfection (entre autres) sont des expressions de cette incapacité à lâcher-prise. Ce contrôle que l’on cherche à exercer sur l’autre ou sur les tâches que l’on a à accomplir ont pour but de calmer les petites voix à l’intérieur de notre cerveau : « Tu n’es pas assez jolie », « Il va te quitter pour une autre », « Ce que tu fais ne vaut rien, tu es trop bête »… Familières, ces petites voix ?

Mais qu’est-ce qu’il y a derrière ? Des peurs, et rien d’autre : peur du manque, peur du rejet, peur de l’abandon, peur du jugement, peur de la trahison

 

L’origine de vos peurs

Et d’où viennent ces peurs ? De notre cerveau reptilien – ou appelé aussi archaïque – siège de nos besoins les plus primaires : alimentation, soif, température corporelle, respiration, reproduction et certains comportements d’agression. Arrêtons-nous sur ce dernier point.

Quand nous vivions dans des cavernes et que nos hommes nous tiraient par les cheveux pour nous ramener au bercail, les agressions venaient de l’environnement hostile dans lequel les hommes vivaient. Et il n’y avait pas de Doliprane à l’époque. Donc quand ça douillait, ça douillait.

Nous sommes donc programmées pour réagir face au danger. Au choix : la fuite, la défense ou faire semblant d’être mort. Et l’alerte pour le cerveau, c’est la peur : « Réagis mon gars, ou tu vas servir de casse-croute au puma ».

C’est la peur de mourir qui s’exprime : l’origine de toutes vos peurs vient de là.

Je sais ce que vous vous dites : « Attends mais j’ai jamais croisé un puma de ma vie, ça m’empêche pas d’avoir peur ». Votre cerveau d’homme moderne s’est adapté à son environnement.

Imaginez que votre compagnon vous quitte. Votre cerveau reptilien pressent un danger. Y’avait pas bon à l’époque se retrouver abandonné de la meute. Le moindre puma qui passe et couic, the end.

Ne pas être aimé(e) est synonyme de mort pour notre cerveau ancestral.

Le petit bébé qui pleure la nuit a besoin du réconfort de ses parents, car sans eux, impossible de survivre. Imaginez la peur qu’il a en lui quand il pleure.

Alors même s’il est 3h49 du matin, et que t’as pas réussi à dormir plus de 30 minutes d’affilées depuis le début de ta nuit qui a commencé à 19h30 – nom de ɕ*ʘ#ʠʑʢ¤§/ɣ~ – tu te lèves et tu vas rassurer ta progéniture.

Et ça je l’ai compris depuis que je suis devenue maman : un enfant qui sent que ses besoins sont écoutés et pris en compte est beaucoup moins agité.

Il n’a pas de peur en lui et il dispose d’un terreau favorable pour développer une belle confiance en lui plus tard.

 

Conclusion

Vous l’avez compris, la confiance en soi n’est pas quelque chose de constant : elle est fluctuante. Et on n’est pas tous égaux face à elle.

Cela se joue dès le berceau mais pour autant, il n’y a pas de fatalité. C’est comme un muscle : plus vous le travaillerez, et plus il sera gros.

Mais il est primordial de prendre conscience que parfois, face à certaines situations, on va passer par des périodes où notre confiance en soi va être basse. C’est comme ça.

On peut attendre que ça passe, lâcher-prise ou passer à l’action en se mettant en recherche de solutions adaptées à notre situation. Votre boulot, c’est d’être capable d’estimer quelle est la solution qui vous convient le mieux.

Et face à une situation de schéma qui se répète, ne tergiversez pas 100 ans. Faites-vous accompagner 😉

 

Qui est Stéphanie Vautrin ?

Stéphanie est coach en réussite.

Inspirée par sa passion pour l’improvisation théâtrale, elle transmet ses apprentissages autour de la communication et de la confiance en soi. Son credo : libérer la réussite des personnes qu’elle accompagne.

Retrouvez-la sur le site internet ou sur la page Facebook de ImprovYourself.

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Découvrez dans cet article pourquoi notre niveau de confiance n'est pas toujours au même niveau dans la vie, et comment faire face à ces passages à vide.
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2018-08-06T10:32:50+00:00By |Confiance en soi|

About the Author:

Bonjour, je suis Julia Mouftiez ! Je suis coach en épanouissement personnel certifiée par l'École Française de Sophrothérapie et la Fondatrice de Sens O'karé. J’aide les femmes à retrouver un équilibre entre les différents domaines de leur(s) vie(s) et s'épanouir sereinement au quotidien. C'est pour elles que j'ai créé des programmes pour revenir à ce qui leur est essentiel, reprendre confiance en elles, retrouver une harmonie intérieure et s'autoriser à vivre pleinement leur vie. Par ailleurs, je suis maman de deux garçons, blogueuse et passionnée par le développement personnel.

6 Comments

  1. Joyful Dreams 30 décembre 2017 at 2 h 13 min

    Ton article fait réfléchir ! Moi qui a aucune confiance en moi, tu m’as aidé à un peu plus comprendre pourquoi 🙂 Je pense que tu as raison sur le fait que ça doit être « humain » de vouloir être rassuré, de se protéger, comme avec ton exemple sur les Hommes de l’époque 😉 J’y avais jamais pensé, pourtant ça paraît assez logique. Ahalala qu’est ce que c’est compliqué le cerveau humain !

  2. Julia Mouftiez 2 janvier 2018 at 10 h 30 min

    Merci pour ton message Joyful Dreams ! Etant donné que c’est Stéphanie qui a écrit cet article, je lui laisse le soin de te répondre 😉

    Au plaisir de te recroiser sur le Blog,
    Julia

  3. Stéphanie Vautrin 2 janvier 2018 at 13 h 54 min

    Bonjour Joyful Dreams et merci d’avoir pris le temps de laisser un message. Je suis ravie que l’article t’ai fait prendre conscience de certaines choses. C’est comme cela que l’on avance

    Concernant le cerveau et son fonctionnement, il existe des livres comme celui d’Idriss Aberkan « Libérez votre cerveau » qui peuvent te permettre d’aller plus loin.

    Je te souhaite un beau cheminement vers une plus grande confiance en toi 😉

  4. Matthieu Axel 13 juin 2018 at 12 h 09 min

    Bonjour Stéphanie et Julia !

    Je trouve cet article pertinent car effectivement chaque épreuve de la vie est un enseignement et notamment la venue d’un enfant. On en apprend chaque jour sur soi grâce à ces expériences de vie.
    Tu as eu une sage et courageuse décision de choisir le lâcher prise afin de mieux te centrer sur toi.
    Pour lutter contre ces petites voix qui mettent à mal notre confiance, rien de mieux que cultiver notre perception de la liberté, de l’indépendance et du pouvoir de nos pensées et de nos actions.
    Et enfin, j’aime particulièrement le dernier passage sur l’étude de l’origine de nos peurs. A mon sens, le meilleur moyen pour passer au delà de nos émotions de peur, c’est de leur faire face progressivement afin de s’en accoutumer et de finalement élargir notre zone de confort dans chaque situations.
    Merci !
    Cordialement
    Matthieu Axel

  5. Julia Mouftiez 13 juin 2018 at 16 h 09 min

    Merci pour votre message Matthieu. Il est vrai que la venue au monde d’un enfant remet pas mal de choses en question et amène à SE remettre en question !

    Stéphanie ayant écrit cet article, je lui laisse le soin de vous répondre plus en détails.

    Belle journée,
    Julia

  6. Stéphanie Vautrin 19 juin 2018 at 10 h 12 min

    Merci Matthieu pour ton commentaire fort intéressant. J’ai adoré ce passage: « cultiver notre perception de la liberté, de l’indépendance et du pouvoir de nos pensées et de nos actions ». C’est tellement ça !

    Au plaisir de se recroiser sur le net =)
    Stéphanie

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